Retrouvez sur Conso.net des dossiers relatifs à la consommation quotidienne des ménages et des lettres-types à télécharger pour résoudre les petits soucis du quotidien

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Conso.net, des conseils pratiques pour consommer éco-responsable


La consommation éco-responsable est devenue un sujet mondial et une priorité absolue, qu'il est bon d'inculquer à nos chères têtes blondes dès leur plus jeune âge. Le site conso.net, conçu par l'INC pour être le portail de la consommation, nous présente un certain nombre d'onglets ayant trait à la consommation "éco-responsable".


Dans le but de nous informer d'une part, mais aussi de nous former, la rubrique "Espace éducation" met à disposition un moteur de recherche, donnant accès à plus de 500 documents (contrôlés et accrédités par le Comité paritaire d'évaluation). On trouve son bonheur dans la rubrique "Vos droits" concernant l'accès à des fiches pratiques, à des lettres types (utilisables pour contester, demander réparation d'un préjudice, faire une requête... dans les domaines de l'automobile, des banques, des loisirs, des transports...) à des jurisprudences, ou à des questions-réponses, téléchargeables pour certains, en format .pdf.

Sont présents également des outils et des guides pour vous aider à mieux gérer votre budget, comment construire ou faire construire sa maison, ainsi que des informations juridiques sur les dernières actualités, comme par exemple les mesures d'amélioration du diagnostique de performance énergétique, entrées en vigueur en janvier 2012. Saviez-vous d'ailleurs qu'il existe un annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers tenu par le Ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement?

Les 17 associations nationales agréées sont partenaires du site, l'accès à leur site se fait en un clic. On y trouvera aussi un sommaire de l'émission télévisée "conso-mag" avec accès en streaming des émissions passées (les contrats de télésurveillance, le microcrédit personnel, l'indemnisation des retards aériens sont quelques uns des thèmes abordés lors de ces émissions).

Consommer éco-responsable, c'est aussi prendre soin de sa santé et se sentir bien dans son corps et dans sa tête : un dossier complet vous y attend.

Quelques pages de http://www.conso.net à visiter


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Zones exposées à la sécheresse et à la réhydratation des sols : la réalisation d'études géotechniques

 

Pour lutter contre ce phénéomène, la loi Elan de 2018 a institué la réalisation d'une étude géotehnique préalable à la vente de terrains ou à la réalisation de travaux, dans les zones concernées. Il s'agit de limiter l'apparition des malfaçons touchant les maisons situées dans les zones argileuses.

 

L'Institut national de la consommation vous présente ce nouveau document obligatoire à partir du 1er janvier 2020.

 

 

1 - Quels sont les textes applicables ?

2 - Quels sont les nouveaux documents à réaliser ?

3 - Quelles sont les zones concernées ?

4 - Quelles sont les opérations à l'origine de la réalisation d'une étude géotechnique ?

5 - Quel est le contenu des études géotechniques ?

6 - Quelles sont les obligations induites du constucteur de l'ouvrage ?

7 - Quelles sont les conséquences sur les titres de propriété des biens ?

8 - Quelles sont les durées de validité des études géotechniques ?

 

 

1 - QUELS SONT LES TEXTES APPLICABLES ?

L'article 68 de la loi Elan insère une sous-section au sein du code de la construction et de l'habitation et crée les articles L. 112-20 et suivants. Ces dispositions viennent encadrer la prévention des risques liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols.

 

Le décret n° 2019-495 du 22 mai 2019 relatif à la prévention des risques de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux est venu préciser les modalités d'application. Ces dispositions sont codifiées au sein des articles R. 112-5 du code de la construction et de l'habitation.

 

Les conditions d'application concernent notamment :

 

  1. Les modalités de définition des zones ;
  2. Le contenu et la durée de validité des études géotechniques ;
  3. Les contrats qui ne sont pas soumis à ces dispositions.

Deux arrêtés restent en attente pour préciser les zones concernées et le contenu des études géotechniques.

 

2 - QUELS SONT LES NOUVEAUX DOCUMENTS A REALISER ?

Selon les cas et dans les zones concernées, deux études seront à réaliser : soit une étude géotechnique préalable, soit une étude géotechnique.

 

 

 

3 - QUELLES SONT LES ZONES CONCERNEES ?

Les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux

 

Ces dispositions s’appliqueront dans les zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.

 

Le décret de mai 2019 vient préciser que les ministres chargés de la construction et de la prévention des risques naturels majeurs arrêteront la carte des zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux.

 

Ces zones seront donc définies par arrêté des ministres chargés de la construction et de la prévention des risques majeurs.

 

L'exposition des formations argileuses au phénomène de retrait-gonflement est évaluée en prenant en compte les critères suivants :

 

a - la nature lithologique des matériaux dominants dans la formation ;
b - la composition minéralogique de la phase argileuse ;
c - le comportement géotechnique du matériau, tant en retrait qu'en gonflement.

 

Ces critères sont précisés par arrêté des ministres chargés de la construction et de la prévention des risques naturels majeurs.

 

Les zones qui sont considérées comme exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols sont celles dont l'exposition à ce phénomène est identifiée comme moyenne ou forte.

 

La carte d'exposition des formations argileuses au phénomène de mouvement de terrain différentiel identifiera quatre catégories de zones déterminées à partir des critères énoncés ci-dessus :

 

a - les zones d'exposition forte correspondent à des formations essentiellement argileuses, épaisses et continues, où les minéraux argileux gonflants sont largement majoritaires et dont le comportement géotechnique indique un matériau très sensible au phénomène ;

 

b - les zones d'exposition moyenne correspondent à des formations argileuses minces ou discontinues, présentant un terme argileux non prédominant, où les minéraux argileux gonflants sont en proportion équilibrée et dont le comportement géotechnique indique un matériau moyennement sensible au phénomène ;

 

c - les zones d'exposition faible correspondent à des formations non argileuses mais contenant localement des passées ou des poches argileuses, où les minéraux argileux gonflants sont minoritaires et dont le comportement géotechnique indique un matériau peu ou pas sensible au phénomène, selon l'endroit où on le mesure ;

 

d - les territoires qui ne sont pas classés dans l'une des trois zones précédentes sont des zones d'exposition résiduelle, où la présence de terrain argileux n'est, en l'état des connaissances, pas identifiée.
 

 

4 - QUELLES SONT LES OPERATIONS A L'ORIGINE DE LA REALISATION D'UNE ETUDE GEOTECHNIQUE ?

La vente d’un terrain non bâti constructible

Une étude géotechnique préalable devra êtrefournie par le vendeur. Cette étude sera annexée à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente. En cas de vente publique, l’étude est annexée au cahier des charges. Elle restera annexée au titre de propriété du terrain et suit les mutations successives de celui-ci.

 

Les ventes de terrains non bâtis destinés à la construction dans des secteurs où les dispositions d’urbanisme applicables ne permettent pas la réalisation de maisons individuelles n’entrent pas dans ce champ d’application.

 

La conclusion de tout contrat ayant pour objet des travaux de construction ou la maîtrise d’œuvre

Avant la conclusion de tout contrat ayant pour objet des travaux de construction ou la maîtrise d’œuvre d’un ou de plusieurs immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation ne comportant pas plus de deux logements, le maître d’ouvrage devra transmettre l’étude aux personnes réputées constructeurs de l’ouvrage, au sens de l’article 1792-1 du code civil.

 

Si cette étude n’est pas annexée au titre de propriété du terrain, il appartiendra au maître d’ouvrage de fournir lui-même une étude géotechnique préalable équivalente ou une étude géotechnique prenant en compte l’implantation et les caractéristiques du bâtiment.

 

Ces contrats préciseront que les constructeurs ont reçu un exemplaire de l’étude géotechnique fournie par le maître d’ouvrage et, le cas échéant, que les travaux qu’ils s’engagent à réaliser ou pour lesquels ils s’engagent à assurer la maîtrise d’œuvre intègrent les mesures rendues nécessaires par le risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.

 

  Les exceptions à cette obligation

 

Certains contrats ne sont pas soumis à ces dispositions.

 

Il s'agit de ceux ayant pour objet des travaux qui n'affectent pas :

 

  • les fondations ou la structure du bâtiment,
  • l'écoulement des eaux,
  • ou les échanges thermiques entre le sol et le sous-sol du bâtiment.

Les contrats ayant pour objet des travaux relatifs à des extensions, y compris des vérandas et des garages, ne sont pas soumis à ces dispositions sous réserve que :

 

  • la superficie du projet soit inférieure à 20 m2,
  • et que la nouvelle construction soit désolidarisée du bâtiment existant.

 

5 - QUEL EST LE CONTENU DES ETUDES GEOTECHNIQUES ?

 

En cas de vente d’un terrain non bâti constructible

L'étude géotechnique préalable procède :

 

  • à une première identification des risques géotechniques d'un site,
  • et à la définition des principes généraux de construction permettant de prévenir le risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.

Son contenu doit être précisé par un arrêté des ministres en charge de la construction et de la prévention des risques naturels majeurs.

 

Lors de la réalisation de travaux de construction ou la maîtrise d’œuvre

L'étude géotechnique de conception prenant en compte l'implantation et les caractéristiques du bâtiment aura pour objet de fixer, sur la base d'une identification des risques géotechniques du site d'implantation, les prescriptions constructives adaptées à la nature du sol et au projet de construction, afin de prévenir le risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.

 

Son contenu sera précisé par un arrêté des ministres en charge de la construction et de la prévention des risques naturels majeurs.

 

6 - QUELLES SONT LES OBLIGATIONS INDUITES DU CONSTRUCTEUR DE L'OUVRAGE ?

Le constructeur est tenu :

 

  • soit de suivre les recommandations d’une étude géotechnique fournie par le maître d’ouvrage ou que le constructeur fait réaliser par accord avec le maître d’ouvrage, qui prend en compte l’implantation et les caractéristiques du bâtiment,
  • soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.

Si l’étude géotechnique indique l’absence de risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols, le constructeur n’est pas tenu par cette obligation.

 

  La modification du contenu du contrat de construction d'une maison individuelle avec fourniture du plan

 

Conformément à l'article L. 231-2 du code de la construction et de l'habitation, le contrat devra également comporter, dans la rubrique relative à la consistance et aux caractéristiques techniques du bâtiment à construire, les travaux d’adaptation au sol, dont ceux rendus éventuellement nécessaires par l’étude géotechnique et dont une copie est annexée au contrat.

 

 

7 - QUELLES SONT LES CONSEQUENCES SUR LES TITRES DE PROPRIETE DU BIEN ?

Lorsqu’elles ont été réalisées, l’étude géotechnique préalable et l’étude géotechnique sont annexées au titre de propriété du terrain et suivent les mutations successives de celui-ci.

 

En cas de vente de l’ouvrage, elles sont annexées à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente. En cas de vente publique, elles sont annexées au cahier des charges. Il en va de même, le cas échéant, de l’étude géotechnique préalable.

 

 

8 - QUELLES SONT LES DUREES DE VALIDITE DES ETUDES GEOTECHNIQUES ?

La durée de validité de l'étude géotechnique préalable réalisée en cas de vente d'un terrain non bâti constructible est de trente ans si aucun remaniement du sol n'a été effectué.

 

L'étude géotechnique de conception prenant en compte l'implantation et les caractéristiques du bâtiment n'est valable que pour le projet en vue duquel elle a été réalisée.

 

  ETUDE GEOTECHNIQUE PREALABLE ETUDE GEOTECHNIQUE
Les zones concernées Selon carte des zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux Selon carte des zones exposées au phénomène de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols argileux
Les types d'opérations Vente d’un terrain non bâti constructible Conclusion de tout contrat ayant pour objet des travaux de construction ou la maîtrise d’œuvre
Contenu Définition par arrêté Définition par arrêté
Objectifs Première identification des risques géotechniques d'un site
et définition des principes généraux de construction permettant de prévenir le risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
Fixation, sur la base d'une identification des risques géotechniques du site d'implantation, des prescriptions constructives adaptées à la nature du sol et au projet de construction
Durée de validité 30 ans
si aucun remaniement du sol n'a été effectué
Etude valable pour le projet en vue duquel elle a été réalisée

 

 

> La carte d’exposition au retrait gonflement des sols argileux, Georisques.

> La fiche pathologie bâtiment de l'AQC - Mouvements de fondations de maisons individuelles : mouvements exceptionnels en sols sensibles

> Le site du Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales "Sols argileux, sécheresse et construction"

 

Virginie Potiron,

Juriste à l'Institut national de la consommation

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Logement/immobilierConstruction

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Retrait-gonflement des argiles... Phénomène parfois méconnu qui peut avoir des conséquences très lourdes sur les bâtiments. Des fissures peuvent notamment apparaître et remettre en cause la solidité d'une maison.
 

Le site Georisques définit le phénomène du retrait - gonflement des argiles comme suit : "Le retrait par assèchement des sols argileux lors d’une sécheresse prononcée et/ou durable produit des déformations de la surface des sols (tassements différentiels). Il peut être suivi de phénomènes de gonflement au fur et à mesure du rétablissement des conditions hydrogéologiques initiales ou plus rarement de phénomènes de fluage avec ramollissement".

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Soutenez notre projet d’appli citoyenne

 

60 Millions de consommateurs, édité par l’INC lance une campagne de financement participatif pour la toute première fois. Notre but : proposer une application mobile ("Mon assistant conso") qui donnera des informations sur la toxicité des produits aussi bien ménagers qu’alimentaires ou d’hygiène-beauté.

 

Cette application citoyenne "trois-en-une" présentera un développement inédit, car il n’existe pas encore d’outil pour apprécier le degré de toxicité des produits d’entretien pour la maison. Notre dernière étude sur les produits ménagers a montré comme cela manquait.

 

 

 

Pour la santé et pour l’environnement

Plus besoin de se crever les yeux en tentant de déchiffrer les étiquettes, ou d’encombrer sa mémoire en essayant de retenir le nom des ingrédients les plus toxiques. Il suffira de scanner simplement les produits avec son téléphone, dans les différents points de vente.

 

Gratuite, l’application décortiquera toutes les substances figurant dans les compositions. Elle analysera les risques toxicologiques pour la santé et l’environnement en se fondant sur des référentiels scientifiques indépendants.

 

Elle repérera, notamment, les substances pouvant être cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques ou perturbatrices endocriniennes. Un score ? Matérialisé le produit qui présente le moins de risques.

 

 

 

Sans publicité, en toute indépendance

A la manœuvre, pour mener à bien ce projet, les ingénieurs de l’Institut national de la consommation (INC), notre maison mère qui, depuis près de cinquante ans, diligente les essais que vous retrouvez chaque mois dans notre magazine en toute indépendance.

 

Exactement comme pour notre journal et notre site web, nous ne ferons pas appel à la publicité pour financer cette application gratuite. Aussi, pour garantir cette indépendance qui vous est chère, nous faisons aujourd’hui appel à votre générosité. 5, 10, 20, 50, 100 ou 1 000 €… il n’y a pas de seuil plancher ni plafond. Chaque don nous aidera. Tous ensemble, avançons.

 

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Santé : Le reste à charge des ménages est passé de 244 € en 2009 à 213 € par personne en 2018

Tous les ans, la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES) dresse un bilan sur les dépenses de santé en France.

 

L’édition 2019 présente, entre autres, un panorama de la consommation de soins et de biens en médicaments (CSBM) en 2018 et de son financement qui se partage entre les financeurs publics (Sécurité sociale, État), les organismes complémentaires et les ménages.

 

L’Institut national de la consommation vous présente une synthèse détaillée de la composition de la CSBM et du reste à charge pour les ménages.

 

 

1 – La consommation de soins et de biens en médicaments : définition et vue d’ensemble

1.1 - Définition

1.2 - Structure et évolution de la consommation de soins et de biens en médicaments depuis 2009

1.3 - Le financement de la consommation de soins et de biens en médicaments

2 - Le reste à charge des ménages selon les postes de santé

2.1 - Les soins hospitaliers

2.2 - Les soins de ville

2.3 - Les transports sanitaires

2.4 - Les médicaments en ambulatoire

2.5 - Les autres biens médicaux

3 - Récapitualif

 

 

1 – La consommation de soins et de biens en médicaments : définition et vue d’ensemble

 

1.1 - Définition

Selon la DREES, la consommation de soins et de biens en médicaments (CSBM) représente la valeur totale des biens et services qui contribuent directement au traitement d’une perturbation de l’état de santé. Autrement dit, elle représente l’ensemble de la consommation de biens et services de santé (médicaments, consultations médicales, équipements médicaux, opérations …) des Français.

 

Elle comprend l’ensemble des biens médicaux et soins courants, y compris ceux des personnes prises en charge au titre des affections de longue durée. Elle exclut les dépenses de gestion et de fonctionnement du système de santé, ainsi que celles liées aux soins de longue durée.

 

Ainsi, la CSBM regroupe :

 

  • les soins ambulatoires : médecins généralistes et spécialistes, soins des dentistes, sages-femmes, infirmiers et auxiliaires médicaux, transports sanitaires, laboratoires d’analyse et cures thermales,
  • les biens médicaux : médicaments en ambulatoire, optique médicale et autres biens et équipements médicaux (prothèses, fauteuils roulants …),
  • les soins hospitaliers : privés et publics.

 

1.2 - Structure et évolution de la consommation de soins et de biens en médicaments depuis 2009

En 2018, la CSBM représente 12,5 % de la consommation totale des ménages, et s’élève à 203,5 milliards d’euros, soit 3 037 € par habitant. Elle se décompose de la façon suivante :

 

 

Pour information :

 

  • les soins hospitaliers comprennent également la totalité des honoraires perçus par les médecins libéraux en établissements privés, les consultations externes en établissements publics et les biens médicaux consommés en établissement,
  • les soins de ville comprennent les soins médicaux et paramédicaux en cabinets libéraux ou en dispensaires ou dans les centres de santé, les analyses en laboratoires et les cures thermales.

Entre 2009 et 2018, la CSBM a augmenté de + 20 %, passant de 169,9 milliards d’euros à 203,5 milliards d’euros. Les prix des soins et biens en médicaments étant en baisse sur la période (en moyenne – 0,3 % par an), cette hausse est principalement due à un accroissement de la consommation des biens et services de santé due à une hausse de la population. Ainsi, la CSBM passe de 2 655 € par habitant en 2009 à 3 037 € par habitant, soit une hausse de + 14 %.

 

1.3 - Le financement de la CSBM

La CSBM possède quatre sources de financement :

 

  • la sécurité sociale,
  • l’État et les organismes de base tels que la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire),
  • les organismes complémentaires : mutuelles, sociétés d’assurances et institutions de prévoyance,
  • les ménages : leur financement est mesuré par le « reste à charge » qui correspond à la somme que doivent payer les ménages après la prise en charge des autres financeurs des dépenses de santé.

La participation de ces quatre acteurs au financement de la CSBM diffère selon les postes de dépenses (voir deuxième partie). En moyenne, en 2018, voici la répartition :

 

 

Entre 2009 et 2018, le reste à charge (RAC) des ménages est passé de 15,6 milliards d’euros à 14,3 milliards d’euros, soit une baisse de – 8 %, alors que la CSBM augmente de + 20 % sur la même période (+ 14 % en prenant en compte l’accroissement de la population). Ainsi, le RAC des ménages est passé de 244 € par habitant en 2009, à 213 € par habitant en 2018, soit une baisse de – 13 %.

 

 

La participation des sources de financement diffère selon les postes de dépenses, et donc la part du reste à charge des ménages également. La deuxième partie vous présente le détail des différents postes : leur part dans la CSBM et la part de chaque source de financement, et donc du reste à charge des ménages.

 

 

2 - Le reste à charge des ménages selon les postes de santé

La DREES distingue cinq grandes familles de soins pour les différents postes de santé :

 

  • les soins hospitaliers,
  • les soins de ville : soins de médecins et de sages-femmes, soins d’auxiliaires médicaux, soins de dentistes, contrats et autres soins, laboratoires d’analyse,
  • les transports sanitaires,
  • les médicaments en ambulatoire,
  • les autres biens médicaux : optique médicale et autres biens médicaux.

 

2.1 - Les soins hospitaliers

La consommation de soins hospitaliers (hors soins de longue durée) s’élève à 94,5 milliards d’euros en 2018, soit 46,4 % de la CSBM avec :

 

  • le secteur public qui représente 77 % des soins hospitaliers, soit 73 milliards d’euros.
  • le secteur privé représentant 23 % des soins hospitaliers, soit 21,5 milliards d’euros.

 

 

Sur les 94,5 milliards d’euros de consommation de soins hospitaliers, 86,7 milliards sont financés par la sécurité sociale, 1,1 milliard par l’État et la CMU-C, et 4,8 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages est donc de 1,7 milliards d’euros, soit 25,37 € par habitant.

 

 

2.2 - Les soins de villes

 

Les soins des médecins et des sages-femmes

Ce regroupement comprend :

 

  • les soins des médecins généralistes : consultation en cabinet libéral ou dispensaire comprenant l’ensemble des rémunérations forfaitaires des médecins, ce qui correspond aux honoraires médicaux et à certains paiements forfaitaires (tels que les majorations personnes âgées – MPA). En 2018, la consommation de soins des médecins généraliste s’élève à 9,8 milliards d’euros, soit 4,8 % de la CSBM,
  • les soins des médecins spécialistes : ils concernent les médecins en cabinet libéral et dispensaire comprenant les honoraires médicaux (tarifs opposables et dépassements) et certains paiements forfaitaires. Les six principales spécialités représentant les deux tiers de la consommation des médecins spécialistes sont la radiologie (23 %), l’ophtalmologie (13 %), la cardiologie (8 %), la gynécologie (8 %), la chirurgie (7 %), et la psychiatrie (6 %). En 2018, la consommation de soins des médecins spécialistes s’établit à 12,4 milliards d’euros, soit 6,1 % de la CSBM,
  • les soins des sages-femmes : ils concernent les sages-femmes exerçant dans des cabinets libéraux ou des centres de santé, pratiquant les visites à domicile, les actes infirmiers et non infirmiers, les forfaits de surveillance, la préparation à l’accouchement … En 2018, la consommation des soins des sages-femmes est de 344 millions d’euros, ce qui représente moins d’un pour cent de la CSBM.

La consommation des médecins et des sages-femmes s’élève ainsi à 22,5 milliards d’euros, soit 11,1 % de la CSBM.

 

 

Sur les 22,5 milliards d’euros de consommation de soins des médecins et sages-femmes, 14,7 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 1,6 milliards par l’État et la CMU-C, et 4,1 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’élève ainsi à 2,1 milliards d’euros, soit 31,34 € par habitant.

 

Les soins des auxiliaires médicaux

Ce regroupement comprend :

 

  • les soins infirmiers : ils concernent ceux pratiquant en libéral ou dans des centres de santé. La consommation des soins infirmiers atteint 8,5 milliards d’euros en 2018, soit 4,2 % de la CSBM,
  • les autres soins d’auxiliaires médicaux : cette catégorie regroupe principalement les soins des masseurs-kinésithérapeutes, des orthophonistes, des orthoptistes et des pédicures-podologues. Leur consommation s’élève à 7,5 milliards d’euros en 2018, soit 3,7 % de la CSBM (dont 3 % pour les soins des masseurs kinésithérapeutes),
  • les cures thermales : ensemble des soins médicaux (infirmiers, auxiliaires médicaux …) hors hébergement. Les soins de cures thermales représentent 0,2 % de la CSBM, soit 0,4 milliard d’euros en 2018.

 

La consommation des soins des auxiliaires médicaux est donc de 16,4 milliards d’euros, soit 8,1 % de la CSBM.

 

 

Sur les 16,4 milliards d’euros de consommation de soins des auxiliaires médicaux, 13 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 0,2 milliard par l’État et la CMU-C, et 1,9 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’élève ainsi à 1,3 milliards d’euros, soit 19,40 € par habitant.

 

Les soins des dentistes

Les soins des dentistes regroupent les consultations de chirurgiens-dentistes, les soins prothétiques, les prothèses, le détartrage … En 2018, leur consommation est de 11,4 milliards d’euros, soit 5,6 % de la CSBM.

 

 

Sur les 11,4 milliards d’euros de consommation de soins des dentistes, 3,8 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 0,5 milliard par l’État et la CMU-C, et 4,8 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’élève ainsi à 2,3 milliards d’euros, soit 34,33 € par habitant.

 

Les laboratoires d’analyse

La consommation d’analyse et de prélèvements (prise de sang …) en laboratoire est de 4,4 milliards d’euros en 2018, soit 2,2 % de la CSBM.

 

 

Sur les 4,4 milliards d’euros de consommation d’analyse et de prélèvements en laboratoire, 3,1 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 0,1 milliard par l’État et la CMU-C, et 1,1 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages est donc de 102 millions d’euros, soit 1,52 € par habitant.

 

 Les soins en ville intègrent également une partie « Contrats et soins ». Nous n’avons pas le détail du montant de sa consommation. La Sécurité sociale en finance 1,5 milliards d’euros et les ménages 1 million d’euros, soit un reste à charge de 0,02 € par habitant.

 

Finalement, la consommation des soins en ville s’établit à 54,7 milliards d’euros en 2018, soit 26,9 % de la CSBM.

 

 

Sur les 54,7 milliards d’euros de consommation de soins en ville, 34,6 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 2,4 milliards par l’État et la CMU-C, et 11,9 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’élève ainsi à 5,7 milliards d’euros, soit 86,56 € par habitant.

 

2.3 - Les transports sanitaires

La consommation de transports sanitaires regroupe les types de transports suivants : service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR), ambulances, véhicules sanitaires légers (VSL), taxis, véhicules personnels ou autres (transports en commun notamment).

 

Leur consommation s’établit à 5,1 milliards d’euros en 2018, soit 2,5 % de la CSBM.

 

 

Sur les 5,1 milliards d’euros de consommation de transports sanitaires, 4,8 milliards sont financés par la Sécurité sociale, moins d’un million d’euros par l’État et la CMU-C, et 0,2 milliard par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages est alors de 0,1 milliard d’euros, soit 1,88 € par habitant.

 

2.4 - Les médicaments en ambulatoire

La consommation de médicaments en ambulatoire regroupe les médicaments remboursables vendus en pharmacie (hors rétrocession) (27,2 milliards d’euros, soit 83 % de la consommation de médicaments en ambulatoire), les rétrocessions hospitalières (2,7 milliards d’euros, soit      8 %), les médicaments non remboursables (2,7 milliards d’euros, soit 8 %) et les rémunérations forfaitaires (0,2 milliard d’euros, soit 1 %).

 

La consommation de médicaments en ambulatoire en 2018 est de 32,7 milliards d’euros, soit 16,1 % de la CSBM.

 

 

Sur les 32,7 milliards d’euros de consommation de médicaments en ambulatoire, 24 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 0,5 milliard d’euros par l’État et la CMU-C, et 4,1 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’élève ainsi à 4,1 milliards d’euros, soit 61,19 € par habitant.

 

2.5 - Les autres biens médicaux

 

L’optique médicale

La consommation d’optique médicale regroupe principalement les verres correcteurs, les montures, les lentilles correctrices et les produits d’entretien des lentilles. En 2018, elle représente 3,1 % de la CSBM, soit 6,4 milliards d’euros.

 

 

Sur les 6,4 milliards d’euros de consommation d’optique médicale, 200 millions sont financés par la Sécurité sociale, de même que pour l’État et la CMU-C, et 4,7 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’établit à 1,3 milliards d’euros, soit 19,40 € par habitant.

 

Les autres biens médicaux hors optique

Cet ensemble regroupe environ 4 000 produits distingués dans deux grandes familles :

 

  • prothèses, orthèses et véhicules pour handicapés physique (VHP) : fauteuils roulants, appareils correcteurs de surdité, minerves, bas de contention…
  • matériels, aliments et pansements : matériel d’assistance respiratoire, produits traitant du métabolisme, lits médicaux, perfusions…

Leur consommation s’établit à 9,7 milliards d’euros en 2018 (dont 6,5 milliards pour les matériels aliments et pansements, et 3,2 milliards pour les prothèses, orthèses et VHP), soit 4,8 % de la CSBM.

 

 

Sur les 9,7 milliards d’euros de consommation d’autres biens médicaux, hors optique, 7 milliards sont financés par la Sécurité sociale et 1,5 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages s’élève ainsi à 1,2 milliards d’euros, soit 17,91 € par habitant.

 

Finalement, la consommation des autres biens médicaux est alors de 16,1 milliards d’euros, soit 7,9 % de la CSBM.

 

 

Sur les 16,1 milliards d’euros de consommation des autres biens médicaux, 7,2 milliards sont financés par la Sécurité sociale, 200 millions par l’État et la CMU-C et 6,2 milliards par les organismes complémentaires. Le reste à charge des ménages est de 2,5 milliards d’euros, soit 37,31 € par habitant.

 

3 - Récapitulatif

Depuis 2009, la consommation de soins et de biens en médicaments a augmenté de + 20 % (+ 14 % en prenant en compte l’accroissement de la population), pour atteindre 203,5 milliards d’euros en 2018, soit 3 037 € par habitant.

 

Sur la même période, le reste à charge pour les ménages a diminué de – 8 %. Il représente en moyenne 7 % de la consommation de soins et de biens en médicaments, soit environ 213 € par habitant.

 

Cependant, le reste à charge est très hétérogène selon les postes de dépenses de santé : il s’étend de 1,8 % pour les soins hospitaliers à 20,3 % pour l’optique médicale.

 

 

 Les données ont été arrondies pour une simplification de lecture, il est donc possible que des sommes soient différentes du total affiché. Par exemple, si on fait la somme des restes à charge par habitant des cinq grandes familles (25,37 € + 86,56 € + 1,88 € + 61,19 € + 37,31 €), on trouve 212,31 €, ce qui est légèrement différent du reste à charge total de la consommation de soins et de biens en médicaments (213 €).

 

 

 Les données présentées dans cette synthèse sont des données moyennes sur la France entière, elles ne sont donc pas forcément représentatives de la situation personnelle de chacun.

 

Consultez le rapport complet sur les dépenses de santé en 2018.

 

 

Sophie Rémond,

Economiste à l'Institut national de la consommation

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santé ; reste à charge ;

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Santé/Bien-être

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Cybermalveillance, tous concernés !

Le site Cybermalveillance.gouv.fr (*) vient de mettre en ligne le 2ème volet d'un kit de sensibilisation.

 

 

Celui-ci vise à sensibiliser aux questions de sécurité du numérique, à partager les bonnes pratiques dans les usages personnels et, de manière vertueuse, à améliorer les usages dans le cadre professionnel. Il a été réalisé avec les membres du GIP ACYMA (*).

> Téléchargez le communiqué de presse

 

Chaque vidéo est accompagnée d'une fiche pratique ou d'un mémo et s’adresse à tous, quel que soit le niveau de connaissance en sécurité du numérique.

 

 

ADOPTER LES BONNES PRATIQUES

 

Les mots de passe

 

 

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Les mises à jour

 

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Les sauvegardes

 

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La sécurité des appareils mobiles

 

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La sécurité des usages pro-perso

 

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La sécurité des réseaux sociaux

 

 

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COMPRENDRE LES RISQUES

 

L'hameçonnage

 

 

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Les rançongiciels

 

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L'arnaque au faux support technique

 

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> Quiz pour tester vos connaissances

> Conseils pour une sécurité numérique
> Bande dessinée

 

Distribués sous une licence libre (Etalab 2.0) pour en permettre la plus large diffusion, adaptation et réutilisation, les contenus de ce kit ont été pensés pour être utilisés directement, pour servir de supports à des actions de formation ou pour être intégrés à des initiatives déjà en place ou à créer.

 

 

 

Lancé en octobre 2017, Cybermalveillance.gouv.fr est le dispositif national d’assistance aux victimes de cybermalveillance, incubé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), en copilotage avec le ministère de l’Intérieur et avec le
soutien des ministères de l’Economie et des Finances, de la Justice et du secrétariat d’État chargé du Numérique. Il est à présent piloté par le Groupement d’Intérêt Public (GIP) ACYMA (dossier de presse).

 

En avril 2018, l'INC a rejoint le GIP ACYMA au sein du collège "utilisateurs" pour contribuer à l'assistance des victimes et à la prévention du risque numérique sur le territoire national.

 

Le site cybermalveillance.gouv.fr permet à tous les utilisateurs d'établir un diagnostic précis de sa situation, de se mettre en relation avec les spécialistes et organismes compétents proches de chez soi, de s' informer sur les moyens de prévention et de réaction grâce à la mise à disposition d’outils et de publications dispensant de nombreux conseils pratiques (vidéos, articles...).

Sous-titre

Kit de sensibilisation aux risques numériques

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AssociationParticulierEnseignantJeune

Thème

Internet/multimédiaInformatiqueInternet

Format

Actualité

Chapeau

Virus par messagerie, rançongiciel... comment les repérer, les éviter et protéger ses données personnelles ?

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Article

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...

La location avec option d'achat

Les constructeurs automobiles proposent des formules de LOA qui permettent l'échange du véhicule après deux ou trois années d'utilisation, avec des services d'entretien et d'assistance associés, et non plus sa seule acquisition.

 

C'est une solution intéressante pour les automobilistes qui changent souvent de voitures. Depuis ces dernières années, la LOA est le premier mode de financement de l'acquisition de véhicules devant le crédit à la consommation.

 

L'Institut national de la consommation répond aux questions que vous vous posez sur le sujet. 

 

1 - Qu'est-ce que la LOA ? Comment cela fonctionne-t-il ?

2 - Quelles sont les modalités de souscription d'un contrat de LOA ?

3 - Que faire en cas de difficultés financières ?

4 - Que faire en cas de dommages causés au bien loué ?

5 - Est-il possible de lever l'option d'achat par anticipation ?

6 - Que se passe t-il en fin de contrat ?

7 - En cas de litige, quels sont vos recours ?

 

1 - Qu'est-ce que la LOA ? Comment cela fonctionne-t-il ?

Dans les opérations de location avec option d'achat, vous êtes seulement locataire du bien pendant une durée déterminée (souvent de 24 à 72 mois), c'est-à-dire que vous disposez immédiatement du bien sans en être propriétaire, contrairement au financement par crédit où vous êtes propriétaire du bien.

 

C'est l'organisme financier qui reste propriétaire du bien dans les contrats de LOA.

 

Le transfert de propriété en votre faveur n'aura lieu qu'à l'expiration de la période de location et après le règlement de la valeur de rachat, en cas d'exercice de l'option d'achat.

 

En tant que locataire, vous devez :

 

  • régler le prix de la location,
  • assumer les charges locatives,
  • supporter les charges incombant au propriétaire (l'organisme financier).

 

1.1 - Vous réglez le prix de la location

Le montant (le coût total) de la location comprend trois éléments principaux : un dépôt de garantie, les loyers, avec éventuellement un premier loyer majoré, et l'option d'achat (ou valeur de rachat).

 

Le dépôt de garantie

Le dépôt de garantie est versé lors de la livraison du bien, il représente un pourcentage du prix du bien, généralement 15 % du prix du bien.

Il ne produit pas d'intérêts, ne donne lieu à aucune rémunération de la part de la société de LOA. Ce dépôt garantit le paiement des sommes dues par le locataire en cas de résolution du contrat, de loyers impayés...

 

Si, en fin de location, vous ne rachetez pas le bien et si celui-ci est en parfait état, ce dépôt vous sera rendu. Par contre, si vous optez pour l'achat du bien, le dépôt sera déduit du prix de vente final.

 

Le premier loyer majoré

Certains contrats de LOA peuvent prévoir le versement d'un premier loyer majoré, c'est-à-dire d'un montant plus important que les loyers suivants. La somme du dépôt de garantie et du premier loyer majoré constitue le montant de votre apport personnel.

 

Les loyers

Pendant la durée de la location, vous devez verser des loyers. Déterminée contractuellement, la périodicité des loyers est mensuelle ou trimestrielle. Le paiement s'effectue le plus souvent par prélèvement automatique sur compte bancaire ou postal.

 

La valeur de rachat ou valeur résiduelle

A l'échéance du contrat, vous devez choisir entre restituer le bien ou le conserver et en devenir propriétaire.

 

  • Si vous achetez le bien, vous devez verser une valeur de rachat. Elle s'ajoute au montant total des loyers. La somme de ces deux éléments constitue le prix de vente final du bien. Le montant du dépôt de garantie sera déduit du montant de la valeur de rachat. Souvent, la valeur de rachat correspond au dépôt de garantie.
  • Si vous renoncez à l'option d'achat, vous devez restituer le bien en bon état. En échange, le dépôt de garantie doit vous être rendu.

Certains contrats font état d'une valeur de reprise.

 

  Cette valeur de reprise peut se trouver réduite pour cause de kilométrage excédentaire, par exemple.

 

Les constructeurs automobiles proposent des formules de LOA qui privilégient la notion d'échange du véhicule loué contre un autre véhicule neuf du même constructeur en fin de période de location. C'est sur la base de cette valeur de reprise calculée selon des paramètres propres au constructeur et garantie par lui dès la conclusion du contrat que l'échange ou le rachat du véhicule s'effectuera dans deux ou trois ans.

Dans le secteur automobile, le coût total de la LOA va dépendre du modèle de voiture, de la durée de la location et du forfait kilométrique.

 

1.2 - Vous assumez les charges incombant au locataire et au propriétaire

Vous êtes tenu d'assumer les charges de location ainsi que toutes celles qui incombent normalement au propriétaire (frais d'immatriculation, d'entretien, de réparation). Les sociétés de LOA n'assument jamais les charges de propriété.

 

Vous devez payer les impôts et taxes afférents au bien

L'achat de la vignette automobile est à votre charge. Il en est de même pour la vignette écologique.

 

Vous devez faire établir la "carte grise" (ou certificat d'immatriculation) en effectuant vous-même toutes les formalités nécessaires et en supportant les frais correspondants. Mais c'est nécessairement le nom du propriétaire du véhicule qui figure dessus, c'est-à-dire celui de l'organisme de LOA, suivi de votre patronyme. Et si, en fin de location, vous optez pour le rachat du véhicule, vous devez faire établir une nouvelle "carte grise" à votre nom.

 

Vous devez également acquitter la taxe à la valeur ajoutée (TVA) : à chaque mensualité, lors du paiement des indemnités dues en cas de résiliation ou annulation du contrat, au moment du rachat du bien.

 

Vous devez entretenir le bien

En principe, le bailleur est tenu d'entretenir la chose louée et d'effectuer toutes les réparations non locatives pendant la durée du bail (article 1719 du code civil). Mais les organismes de LOA s'exonèrent de cette obligation. Par conséquent, outre l'entretien courant du matériel dont vous avez nécessairement la charge en tant que locataire, vous devez également supporter toutes les réparations que son utilisation pourrait nécessiter. C'est à vous de faire procéder au contrôle technique périodique du véhicule par un centre agréé.

 

Dans les contrats de LOA, vous devez respecter le kilométrage indiqué sur le contrat. En cas de dépassement du forfait kilométrique, des frais supplémentaires vous seront appliqués (par exemple : 0,11 € par kilomètre supplémentaire).

 

Vous devez assurer le bien loué 

Comme tout conducteur, vous devez souscrire l'assurance obligatoire de responsabilité civile.

 

Mais en plus, l'organisme de financement peut, contractuellement, vous imposer de souscrire une assurance "dommages tous risques" destinée à couvrir les risques de perte, vol et destruction du véhicule (incendie, explosion, attentat...). Elle est souscrite au nom du propriétaire du véhicule, la société de crédit. Mais c'est vous qui devez payer les primes d'assurance.

Il peut être intéressant de souscrire une "garantie valeur de rachat" qui indemnise la perte du véhicule sur la base de la valeur de rachat, et non pas sur la valeur vénale (prise en compte de l'ancienneté, du kilométrage...), en cas de destruction ou de vol du véhicule.

 

Certains contrats de LOA incluent une clause prévoyant que l'assureur doit prévenir l'organisme financier du non-paiement des primes, le véhicule risquant alors de ne plus être assuré.

 

En cas de sinistre, des obligations particulières sont à votre charge, par exemple sa déclaration dans un délai très court non seulement à l'assureur, mais aussi à l'organisme de crédit propriétaire du véhicule. Les contrats de LOA contiennent souvent une clause de délégation : les indemnités d'assurance en cas de sinistre seront directement versées au propriétaire du véhicule endommagé, c'est-à-dire l'établissement financier.

 

Les professionnels de la LOA automobile proposent lors de la souscription du contrat des formules intégrant les frais d'immatriculation, l'assurance et l'entretien du véhicule.

 

2 - Quelles sont les modalités de souscription d'un contrat de LOA ?

 

2.1 - Où souscrire un contrat de LOA ?

Les contrats de LOA peuvent être souscrits auprès du vendeur (concessionnaire automobile, magasins...) mais aussi directement auprès d'un établissement financier. Si vous souscrivez un contrat auprès d'un vendeur, c'est l'établissement financier qui est propriétaire du bien et qui le gérera.

 

Le code de la consommation assimile la LOA à une opération de crédit. Ainsi, si vous contractez une location avec promesse de vente pour financer un bien d'un montant égal ou supérieur à 200 euros et inférieur ou égal à 75 000 euros en vue de satisfaire vos besoins personnels, vous êtes protégé par les articles L. 312-2 et suivants du code de la consommation.

 

2.2 - Comment se présente le contrat de LOA ?

Le contrat de LOA est soumis au formalisme prévu pour le crédit à la consommation.

 

2.2.1 - Une offre de contrat doit vous être remise

Un document écrit, précisant dans le détail les conditions du contrat proposé, doit vous être remis. Ce document doit reproduire intégralement les principales dispositions du code de la consommation, qui vous expliquent, notamment, comment accepter l'offre ou vous rétracter.

 

Lisez très attentivement votre contrat de location avec option d'achat.

 

2.2.2 - L'offre doit être claire, lisible et comporter des mentions obligatoires

L'offre de contrat doit être claire et lisible (article R. 312-14 du code de la consommation).

Elle doit être rédigée sur un support écrit ou durable en caractères d'une taille minimale de trois millimètres (corps 8).

 

Elle doit être établie en autant d'exemplaires qu'il y a de parties engagées dans l'opération de LOA, c'est-à-dire vous l'emprunteur, l'établissement financier, la ou les cautions pressenties s'il en existe.

 

Si vous ne signez pas le document le jour de sa remise, l'offre vous est donnée en double exemplaire : un premier que vous conserverez, un second que vous retournerez à l'établissement financier pour acceptation.

 

  Conservez toujours un exemplaire de l'offre de location avec option d'achat.

 

Soyez particulièrement attentif à l'exactitude des mentions complétant chacune de ces rubriques.

 

  • La date et la durée de validité de l'offre

L'offre doit mentionner la date du jour où elle vous est remise. Vérifiez que la bonne date soit indiquée sur l'offre. C'est le point de départ de la durée de validité.

Si vous ne la signez pas immédiatement, le prêteur est obligé de maintenir les conditions qu'elle contient pendant une durée minimale de 15 jours.

La date d'expiration de la validité de l'offre doit également être portée sur celle-ci.

 

  • L'identité des parties

Noms et adresses du prêteur, de l'emprunteur (complétés de ses prénoms, date et lieu de naissance), et le cas échéant de la ou des cautions.

 

  • La désignation et le prix au comptant du bien loué

 

  • La durée de la location 

 

  • Les modalités de remboursement de la LOA

Par prélèvement sur compte bancaire ou postal, par chèque ou autre. L'utilisation de lettres de change ou de billets à ordre est interdite.

 

  • Le coût de l'opération
  • le montant du dépôt de garantie
  • le montant, le nombre et la périodicité des loyers
  • le coût total des loyers, avec ou sans assurance
  • la valeur de rachat à verser au terme de la location en cas d'acquisition du bien
  • le coût total de l'opération, obtenu en ajoutant à la valeur de rachat le prix total des loyers TTC et le coût des assurances éventuellement choisies.

Ces différents montants ou coûts sont exprimés en pourcentage du prix d'achat TTC du bien loué.

 

Même si la LOA est assimilée à une opération de crédit, il n'y a pas indication du taux annuel effectif global dans les contrats de LOA (article R. 312-2- 11° et 12° du code de la consommation).

 

  • Un avertissement sur les conséquences en cas de défaillance de l'emprunteur
  • L'existence d'un délai de rétractation
  • L'adresse de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et celle de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou celle de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP).

S'il y a assurance, l'offre doit être complétée par une notice comportant les extraits des conditions générales de l'assurance, notamment le nom et l'adresse de l'assureur, la durée de l'assurance, les risques couverts et les risques exclus (article L. 312-29 du code de la consommation).

 

Les assurances et le contrat de location avec option d'achat

 

L'assurance décès, incapacité, maladie et/ou chômage

Il s'agit généralement d'une assurance de groupe contractée par la société financière pour ses clients avec une société d'assurances. Elle est facultative. Son prix doit figurer à part de celui du coût du crédit. Lisez attentivement la nature des garanties offertes et surtout les exclusions, relativement nombreuses.

 

L'assurance pertes financières ou pécuniaires

Cette assurance facultative a pour objet de couvrir la perte financière que vous auriez à supporter du fait du vol ou de la destruction totale du bien loué. La garantie "pertes financières" prévoit le versement d'une somme représentant la différence entre l'indemnité de résiliation due par vous et l'indemnité versée par l'assureur au titre de l'assurance automobile.

 

Les sanctions

L'offre ne vous est pas remise, elle ne comporte pas toutes les mentions prévues, ou encore elle comporte des erreurs : le prêteur, qui omet de respecter les formalités susvisées, s'expose notamment à une amende de 1 500 € (contravention de 5ème classe) (article R. 341-5 du code de la consommation).

En cas de litige, vous pouvez exercez des recours.

 

2.3 - A quel moment devez-vous signer l'offre de contrat ?

Vous n'êtes pas obligé de signer l'offre qui vous est remise le jour même. L'établissement financier doit alors maintenir les conditions de financement proposées pendant 15 jours au minimum à compter de la date de remise de l'offre non signée (article L. 312-18 alinéa 2 du code de la consommation).

 

Vous allez accepter l'offre en la signant. Attention donc à la date inscrite sur le contrat. Elle est le point de départ d'un second délai : le délai de rétractation. Vérifiez que l'offre n'est pas antidatée : vous perdriez le bénéfice de ce délai.

 

 

2.4 - Comment exercer votre droit de rétractation ?

 

2.4.1 - Pouvez-vous annuler votre engagement après signature de l'offre de LOA ?

Vous pouvez revenir sur votre engagement pendant un délai de 14 jours calendaires à compter de la date de votre signature (article L. 312-19 du code de la consommation). Le jour de la signature compte et il n'y a pas de prorogation si le dernier jour du délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié.

 

Pour cela, renvoyez le bordereau de rétractation qui figure sur le contrat de LOA, complété, daté et signé, par lettre recommandée avec accusé de réception à l'établissement financier au plus tard le dernier jour du délai de rétractation.

 

En cas de livraison immédiate du bien (suite à une demande rédigée, datée et signée de votre main), ce délai de rétractation peut être réduit. Vous êtes livré avant le 3ème jour, le délai de rétractation est de trois jours. Le vendeur supporte les frais et les risques de la livraison en cas de renonciation de votre part. Vous êtes livré après le 3ème jour, le jour de livraison constitue le dernier jour de votre possibilité de rétractation.

 

En cas de non remise du contrat ou en l'absence de bordereau de rétractation, vous pouvez vous rétracter en envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception à l'établissement financier, dans laquelle vous faites part de votre volonté d'annuler en reprenant la formulation suivante : "Je soussigné (nom et prénoms), déclare renoncer à l'offre de LOA de (montant) que j'avais acceptée le (date), chez (nom et ville du vendeur ou prestataire de service ou établissement financier). Date et signature de l'emprunteur".

 

Vous pouvez vous aider de la lettre type de l'INC "Vous annulez le crédit souscrit dans les 14 jours à compter de la signature du contrat de crédit."

 

L'absence de bordereau de rétractation est sanctionnée pénalement d'une amende de 1 500 € (article R. 341-5 du code de la consommation).

 

Vous pouvez exercer votre droit de rétractation, quelle qu'en soit la raison. Vous n'avez pas à motiver votre décision (article L. 312-19 du code de la consommation).

 

Votre rétractation ne doit pas être enregistrée sur un fichier (article L. 312-22 du code de la consommation). L'inobservation de cette interdiction expose son auteur à une amende de 300 000 € (article L. 341-15 du code de la consommation).

 

 

2.4.2 - Quels sont les effets de l'exercice du droit de rétractation ?

L'exercice du droit de rétractation annule le contrat de location avec option d'achat. Aucune indemnité n'est due.

 

 

2.5 - L'organisme financier est-il obligé de vous accorder la LOA ?

L'établissement de crédit se réserve la possibilité d'agréer la personne de l'emprunteur. Le contrat de LOA comporte alors une clause selon laquelle "le prêteur se réserve le droit d'agréer l'emprunteur" après s'être assuré de sa solvabilité. Pour cela, il peut vérifier vos capacités financières et consulter le Fichier des incidents de paiement au crédit (FICP) (article L. 312-16 du code de la consommation).

 

L'établissement de crédit dispose d'un délai de sept jours à compter de votre signature du contrat de LOA pour prendre sa décision et vous la communiquer.

Si aucune décision n'est parvenue à votre connaissance dans les 7 jours, votre demande de financement est présumée refusée. Si une décision positive vous parvient après l'expiration de ce délai, un choix s'offre à vous : soit vous souhaitez toujours bénéficier de la LOA et le contrat sera définitivement conclu ; soit vous avez décidé de renoncer à la LOA. Faites-le savoir au prêteur par lettre recommandée. L'organisme financier devra respecter votre décision.

 

2.6 - A partir de quand devez-vous commencer à payer les loyers ?

Vous devez commencer à payer les loyers à compter de la livraison du bien. Les prélèvements automatiques sur compte bancaire ou postal du montant des loyers ne sont autorisés qu'à compter de la date de livraison effective (article L. 312-24 du code de la consommation). Si votre vendeur ou établissement de crédit ne respecte pas ces dispositions, il encourt une amende de 300 000 euros (article L. 341-12 du code de la consommation).

 

Avant même que l'opération de location avec option d'achat ne soit définitivement conclue, c'est-à-dire avant l'expiration du délai de 7 jours, le vendeur peut vous demander de verser un acompte correspondant à la partie du prix payable au comptant (sauf en cas de démarchage à domicile ou de vente hors établissement). Dans ce cas, il doit vous remettre un récepissé valant reçu et vous rappeler la faculté d'exercer votre droit de rétractation, contre remboursement de l'intégralité des sommes versées.

 

Si vous exercez votre droit de rétractation, le contrat de LOA est annulé. Le vendeur doit vous restituer l'acompte que vous lui avez versé à la commande. En principe, une simple lettre informant le vendeur de votre décision doit suffire.

Si au bout de 8 jours, vous n'avez toujours pas été remboursé, réécrivez au vendeur, par lettre recommandée avec accusé de réception, en le mettant en demeure de rembourser la somme majorée de l'intérêt au taux légal majoré de moitié.  Cet intérêt court à partir du 8ème jour après votre première demande.

 

En aucun cas le vendeur ne peut vous faire signer un engagement au préalable de payer comptant en cas de refus du financement sous peine de nullité.

 

3 - Vous rencontrez des difficultés financières, que faire ?

En cours de contrat, suite à une situation financière délicate, il vous est difficile de payer les mensualités de LOA.

 

3.1 - Demandez des délais de paiement

Avant de cesser complètement de régler les loyers que vous devez, prenez contact avec votre organisme de financement et demandez-lui un report d'échéances. N'attendez pas que la situation se dégrade. Vous pouvez utiliser à cet effet la lettre type de l'INC " Vous demandez des délais de paiement à la banque qui vous a accordé le crédit ".

 

L'établissement de crédit n'est pas obligé d'accepter votre demande. S'il accepte, demandez-lui une confirmation écrite de ce réaménagement.

 

Si aucun accord n'est trouvé, vous pouvez demander au juge du tribunal d'instance de votre domicile des délais pour rembourser les sommes dues (article 1343-5 du code civil et R. 312-35 du code de la consommation) . Afin d'apprécier votre requête, le juge prendra en considération votre situation économique (licenciement, causes d'ordre familial ou autre). Le juge peut reporter ou échelonner le paiement des sommes dues, dans la limite de deux années maximum (article L. 314-20 du code de la consommation).

 

 

3.2 - L'organisme financier résilie le contrat et exige la restitution du véhicule

Aux termes de l'article L. 312-40 du code de la consommation, l'organisme financier est en droit d'exiger :

 

  • la restitution du bien (du véhicule),
  • le paiement de loyers échus et non réglés,
  • le versement d'une indemnité dépendant de la durée restant à courir du contrat.

L'organisme financier peut vous réclamer en plus le remboursement des frais taxables, à l'exclusion de tout remboursement forfaitaire de frais de recouvrement.

 

3.2.1. Le calcul de l'indemnité de résiliation

L'article D. 312-18 du code de la consommation définit le mode de calcul de cette indemnité.

Celle-ci est égale à la différence entre :

 

  • d'une part, la valeur résiduelle du bien stipulé au contrat (c'est-à-dire le prix de rachat final) augmentée de la valeur actualisée, à la date de résiliation du contrat, de la somme des loyers non encore échus,
  • d'autre part, la valeur vénale du bien restitué.

Ces différentes valeurs sont exprimées hors taxes. L'actualisation de la somme des loyers non encore échus est effectuée sur la base du taux moyen de rendement des obligations émises au cours du semestre civil précédant la date de conclusion du contrat majoré de 50 %. Le montant de l'indemnité est majoré des taxes fiscales applicables.

 

Aucun autre frais ne doit être mis à votre charge, à l'exception des frais taxables occasionnés par votre défaillance (correspondant essentiellement aux frais de justice).

 

3.2.2 - La vente du véhicule

La valeur vénale mentionnée ci-dessus est celle obtenue par le bailleur s'il vend le bien restitué ou repris.

Cependant, vous pouvez chercher vous-même un acquéreur pour ce bien.

 

Vous disposez pour cela d'un délai de trente jours à compter de la résiliation du contrat. Une offre écrite d'achat indiquant le prix proposé par le candidat doit être présentée à l'organisme financier.

 

L'établissement peut refuser cette offre. Mais s'il vend ultérieurement à un prix inférieur, la valeur à déduire devra être celle de l'offre refusée par lui.  Si le bien est hors d'usage, la valeur vénale est obtenue en ajoutant à ce prix de vente, le montant du capital versé par la compagnie d'assurances (article D. 312-18 du code de la consommation)

 

A tout moment, à votre demande ou d'office à défaut de vente, il peut y avoir évaluation de la valeur vénale à dire d'expert. Le contrat de LOA que vous avez signé doit vous informer de cette possibilité d'évaluation.

 

La Cour de cassation, dans un arrêt du 10 avril 2013 (pourvoi n°12-18619), a considéré comme abusive la clause d'un contrat de LOA qui imposait au locataire de restituer le véhicule loué « dans les plus brefs délais à compter de la résiliation » et l'empêchait ainsi de mettre en œuvre la faculté de présentation d'un acquéreur impérativement prévue par l'article D. 312-18 du code de la consommation, avait pour effet de créer, au détriment du consommateur, un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat.

 

3.2.3 - La saisie du véhicule

L'organisme de financement, propriétaire du bien, est en droit de vous contraindre à restituer le véhicule par tous les moyens, et notamment par la saisie-revendication.

 

L'établissement financier adresse au président du tribunal de grande instance du lieu de votre domicile une requête à fin de saisie-revendication. Le juge de l'exécution rend une ordonnance d'autorisation. L'établissement financier a trois mois pour faire signifier la saisie-revendication du véhicule par huissier de justice. Le véhicule ne peut alors être ni déplacé ni aliéné, sous peine de sanctions pénales.

 

Après avoir obtenu un titre exécutoire, l'établissement financier dispose d'un mois pour engager la procédure de saisie-appréhension du véhicule. Ce dernier sera immobilisé pour lui être remis.

 

Les frais de saisie sont à votre charge. En outre, vous pouvez être condamné au paiement de dommages et intérêts.

 

3.3 - L'organisme financier ne résilie pas le contrat

Dans cette hypothèse, l'organisme financier est en droit de vous réclamer le paiement d'une indemnité égale à 8 % des loyers échus non payés. Cependant, s'il accepte un report des échéances à venir, le montant de l'indemnité est ramené à 4 % des échéances reportées (article D. 312-19 du code de la consommation).

 

L'établissement financier ne peut exiger à la fois le règlement de l'indemnité de résiliation et celui de la clause pénale de 8 %. Ces deux sanctions sont non cumulatives. Cependant, sont à votre charge les frais taxables occasionnés par votre défaillance (correspondant essentiellement aux frais de justice).

 

3.4 - L'organisme financier vous réclame des indemnités dont le montant vous semble manifestement excessif

Adressez-vous au juge d'instance pour demander une réduction des indemnités dues, par application de l'article 1231-5 du code civil. Le juge vous accordera cette réduction si l'indemnité réclamée par l'organisme financier est jugée manifestement excessive.

 

4 - Que se passe-t-il en cas de dommages causés au bien loué ?

 

4.1 - Votre véhicule tombe en panne

  • Vous êtes tenu d'effectuer les réparations à vos frais. Vous ne pouvez exiger de l'établissement financier qu'il répare ou fasse réparer le véhicule. Et vous devez continuer d'assurer le paiement régulier des loyers, même en cas d'immobilisation du véhicule. Seul le juge civil peut ordonner la suspension du contrat de LOA lorsqu'il a été saisi d'une action en garantie pour vices du bien.
  • Si vous êtes dans la période de garantie contractuelle (ou commerciale ou du constructeur), faites jouer cette garantie proposée par votre vendeur en vous adressant directement à lui afin d'obtenir la réparation du véhicule.

Vous pouvez aussi choisir de mettre en oeuvre la garantie légale dite garantie des vices cachés (article 1641 du code civil). Vous devez alors agir dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Vous demanderez au juge civil la résolution de la vente, intervenue entre le bailleur (établissement financier) et le vendeur en contrepartie de la restitution du bien, ou au moins une diminution du prix (article 1644 du code civil).

 

En principe, c'est l'établissement de crédit, en tant que propriétaire du bien qui devrait agir en garantie. Mais, par contrat, ses droits et obligations vous sont transmis. Dès lors, c'est vous qui devrez intenter l'action. Par ailleurs, l'établissement financier ne peut pas vous interdire contractuellement l'exercice de l'action en résolution de la vente pour vice caché du bien. Une telle clause serait contraire aux dispositions sur le crédit à la consommation.

 

 

4.2 - Votre véhicule est accidenté ou volé

1er cas : votre véhicule légèrement accidenté est réparable. Vous devez informer votre assureur dans les 5 jours et par lettre recommandée, et selon ce qui est précisé dans votre contrat, l'organisme financier, propriétaire du bien endommagé. Vous devez faire exécuter les réparations à vos frais et, si besoin est,  les expertises nécessaires, tout en continuant de régler les loyers. Vous aurez également à supporter tous les frais résultant de l'immobilisation du véhicule.

 

Si le sinistre subi par le véhicule est couvert par l'assurance dommages "tous risques" que vous avez souscrite, à qui doit être versée l'indemnité d'assurance ? Deux solutions sont envisageables. L'organisme financier perçoit directement l'indemnité d'assurance, étant propriétaire du bien, et vous la reverse sur justification des réparations. Ou bien l'organisme vous autorise à faire effectuer les réparations et à percevoir directement l'indemnisation. Dans les deux cas, le montant de la franchise est contractuellement mis à votre charge.

 

2ème cas : votre véhicule est déclaré "hors d'usage" (car volé, détruit totalement ou non réparable)

 

Vous devez là encore informer votre assureur dans les 2 ou 5 jours et par lettre recommandée et, selon ce qui est précisé dans votre contrat, l'organisme financier, propriétaire du bien endommagé.

 

Lorsque le bien est hors d'usage (sinistre total ou montant des réparations égal ou supérieur à la valeur vénale du véhicule), le contrat de location avec option d'achat est résilié à la date du sinistre. Et vous devez régler l'indemnité de résiliation, qui sanctionne en principe le locataire défaillant, à titre d'indemnisation du propriétaire (l'organisme de crédit) du véhicule détruit ou volé.

 

La Cour de cassation, dans un arrêt du 17 novembre 1998, a déclaré abusive une clause qui met à la charge du locataire le risque de perte ou de détérioration de la chose louée, même pour cas de force majeure.

 

L'indemnité est égale au montant de la valeur résiduelle (ou de rachat) du bien (véhicule) auquel s'ajoute la somme actualisée des loyers non encore échus, diminuée de la valeur vénale du véhicule, objet du sinistre. Cette valeur vénale est égale à l'addition du prix obtenu par la vente de l'épave ou à défaut l'évaluation à dire d'expert, et du montant de l'indemnité d'assurance "tous risques" versée par la compagnie d'assurances. Cette indemnité d'assurance, calculée sur une base hors taxes, car les sociétés de LOA récupèrent la TVA, sera obligatoirement versée au propriétaire du véhicule endommagé, c'est-à-dire l'organisme financier.

 

Si vous avez souscrit la garantie "pertes financières", vous pourrez recevoir une somme égale à la différence entre l'indemnité de résiliation due par vous et l'indemnité versée par l'assureur au titre de l'assurance automobile. 

 

5 - Pouvez-vous lever l'option d'achat par anticipation ? 

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un remboursement anticipé. Les dispositions légales autorisant un tel remboursement de crédits à la consommation ne sont pas applicables à la LOA.

Mais les contrats de LOA prévoient généralement que le locataire peut interrompre par anticipation la location en devenant acquéreur du bien. Lisez votre contrat. Il peut vous obliger à respecter une période de location minimale (douze mois par exemple).

 

Demandez à votre société de LOA d'établir le tableau financier de l'opération en cours, si cela n'a pas déjà été fait. Sur celui-ci figure la valeur de l'option d'achat en cours de location, calculée pour chaque échéance de loyer (mensuelle ou trimestrielle), distincte de l'option d'achat finale qui figure dans le contrat. Vous ne pouvez faire jouer l'option d'achat que si vous avez satisfait à l'ensemble de vos obligations contractuelles, et par conséquent seulement après le paiement du loyer correspondant à la période de location considérée.

 

6 - Que se passe-t-il en fin de location ? 

La période de location est prévue dans le contrat de LOA. A la fin de celle-ci, vous avez le choix entre acquérir le bien et en devenir propriétaire ou le restituer. L'opération de location avec option d'achat prend alors fin. Mais les constructeurs automobiles proposent souvent la souscription immédiate d'un nouveau contrat de LOA pour reprendre (échanger) un nouveau véhicule chez le même constructeur.

 

6.1 - Vous désirez acquérir définitivement le bien loué

Vous levez l'option d'achat. Vous payez à l'organisme financier le montant de la valeur résiduelle (ou l'option d'achat final) stipulée dans votre contrat de LOA. Si en début de location, vous avez versé un dépôt de garantie, il sera déduit du prix de vente final.

Vous devrez payer la différence entre la valeur du bien indiquée dans le contrat et les loyers déjà versés et le dépôt de garantie.

 

Après complet paiement des sommes dues, vous devenez propriétaire du bien.

Vous devez en avertir votre assureur. Pour les véhicules automobiles, vous devez faire établir une nouvelle "carte grise" portant l'unique mention de votre nom.

 

6.2 - Vous ne désirez pas acquérir le bien loué

Ou vous souhaitez reprendre un nouveau véhicule auprès du même constructeur automobile. Vous devez restituer le bien loué dans un très bref délai.

 

Le bien doit être rendu en parfait état de fonctionnement et d'entretien. Vous récupérez alors votre dépôt de garantie, versé à la conclusion du contrat de LOA. Dans le cas contraire, l'organisme de LOA peut décider de conserver le montant du dépôt de garantie ou exiger de vous une liste de réparations.

 

Les améliorations apportées au bien loué deviennent la propriété du bailleur, sans indemnité, si le contrat de LOA le prévoit. Il en va ainsi pour l'autoradio ou le système de protection antivol dont vous avez équipé le véhicule loué.

 

L'organisme financier se réserve fréquemment par une clause contractuelle le choix du lieu de restitution du bien, laissant à votre charge le coût du transport. Celui-ci peut considérablement alourdir vos charges. Soyez vigilant avant de signer votre contrat de LOA.

 

La Commission des clauses abusives a considéré comme abusif le fait de laisser au bailleur le droit d'apprécier unilatéralement l'état du bien restitué (recommandation n° 86-01 du 17 janvier 1986). Dans la mesure du possible, exigez d'être présent au moment de l'expertise.

 

Une recommandation n° 86-01 du 17 janvier 1986 de la Commission des clauses abusives énumère des clauses abusives dans les contrats de LOA.

 

Si vous ne restituez pas le bien loué, la société de crédit peut vous contraindre par ordonnance sur requête du juge de l'exécution.

 

Elle peut aussi engager contre vous une procédure pénale pour abus de confiance (article L. 314-1 du code pénal). Cela est punissable pénalement d'une amende de 375 000 € et d'un emprisonnement de 3 ans.

 

6.3 - Que se passe-t-il en cas de décès du locataire ?

Le contrat de LOA peut prévoir la résiliation du bail et la restitution du bien à l'organisme de crédit. Les héritiers ayant accepté la succession doivent règler l'indemnité de résiliation. Ils se trouvent pourtant privés d'un élément du patrimoine du défunt.

 

D'autres solutions sont contractuellement envisageables. Si vous avez contracté l'assurance "décès-invalidité" lors de la signature du contrat de LOA, le montant des loyers restant à payer au moment du décès sera réglé par l'assurance. Le contrat de LOA peut aussi prévoir le paiement de la valeur de rachat au jour du décès par les héritiers (ayant droit du locataire décédé). L'agrément de la société de crédit est bien entendu nécessaire.

 

7 - En cas de litige, quels sont vos recours ?

Les dispositions relatives au crédit à la consommation sont d'ordre public (article L. 314-26 code de la consommation). Leur inobservation est civilement et pénalement sanctionnée.

 

7.1 - Recherchez une solution amiable

En cas de litige avec votre organisme financier, recherchez d’abord une solution amiable avec celui-ci.

 

Contactez le service client puis en l'absence de réponse ou si la réponse vous paraît insatisfaisante, le service consommateurs. Leurs coordonnées doivent obligatoirement figurer sur le site web de l'établissement de crédit (généralement dans les CGV ou les "mentions légales"). Un appel, un courriel suffisent parfois à régler le différend.

Si celui-ci persiste, envoyez une lettre recommandée avec avis de réception (gardez-en une copie). Indiquez sur celle-ci vos coordonnées, les faits à l’origine du litige, les références de votre contrat de LOA, le récapitulatif de vos démarches, l’objet de votre demande (ce que vous réclamez ou la solution que vous proposez). Joignez, si possible, une copie des pièces justificatives.

 

Si vous n'avez pas de réponse à votre courrier ou que la réponse vous semble toujours insatisfaisante, vous pouvez saisir le médiateur qu'il a désigné. Vous trouverez ses coordonnées dans les CGV sur le site web, ainsi que dans le courrier de refus de prise en compte de votre réclamation.

 

Pour obtenir des informations ou une aide dans vos démarches, contactez une organisation de consommateurs agréée qui pourra vous informer sur vos droits, intervenir en vue d’un règlement amiable et vous aider dans vos démarches pour une éventuelle action judiciaire.

 

7.2. Alerter l’administration

Si vous voulez signaler un manquement ou une infraction au code de la consommation, si vous vous estimez victime d'un manquement à la réglementation, d'une pratique commerciale trompeuse...contactez la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes(DGCCRF), soit, selon votre département, les agents de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) ou de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP).

 

7.3. Saisir les tribunaux

Lorsque vous n’avez pas pu obtenir une solution amiable ou lorsque vous êtes victime d’une infraction, vous pouvez agir devant les tribunaux judiciaires.

Pour tous les litiges d'ordre civil comme demander un dédommagement ou faire reconnaitre la nullité du contrat de LOA, le tribunal d'instance du lieu du siège social de l'établissement de crédit ou celui de votre domicile (lieu d'exécution de la prestation) est compétent.

Si vous êtes victime d’une infraction (par exemple, une pratique commerciale déloyale), vous pouvez porter plainte auprès du procureur de la République près du tribunal de grande instance (TGI) de votre domicile, par simple lettre exposant les faits.

 

Vous pouvez obtenir des informations sur les procédures, notamment auprès des points d’accès au droit (PAD) ou des maisons de justice et du droit (MJD). Un annuaire de ces lieux et de nombreux autres renseignements figurent sur le site du ministère de la Justice, rubriques "Vos droits et démarches" ou "Annuaires et contacts".

 

Dans quels délais ?

L'action en justice que vous voulez engager doit l'être dans un délai maximal de deux ans à compter de l'évènement qui a donné naissance au litige. Ce délai, dit de forclusion, court sans qu'il soit possible de le suspendre ou de l'interrompre. Le juge prononce d'office la prescription de l'action engagée devant lui si ce délai est expiré.

 

En principe, vous ne pouvez plus soulever les vices d'un contrat deux ans après la date de sa signature. Toutefois, certaines juridictions ont statué dans un sens plus favorable pour le consommateur en interprétant différemment les modalités d'application de la prescription.

 

 

Corinne Lamoussière-Pouvreau

Juriste à l'Institut national de la consommation

Sous-titre

Fiche pratique J 345

A la une

Oui

Profil

Particulier

Thème

Banque/argent

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Fiches

Chapeau

La location avec option d'achat (LOA) ou location avec promesse de vente, également appelée "leasing" ou crédit-bail, est une opération de location assortie d'une promesse unilatérale de la part de l'établissement financier (le bailleur) de vendre le bien loué : automobile, meuble, appareil électroménager...

 

Pendant plusieurs années, vous (le locataire) allez payer des loyers équivalents à des mensualités.

 

A la fin de la période de location, vous devez choisir : acquérir ou non ce bien. Pour acheter ce bien, vous paierez la valeur de rachat déterminée et inscrite dans le contrat initial.

Numéro bloc

4

Type block

Article

Voir


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La perméthrine, substance toxique pour les chats !

Malgré une information via les vétérinaires et un étiquetage d’une contre-indication sur les boîtes, des accidents continuent régulièrement de se produire.

 

En 2018, l’ANSES, Agence nationale de Sécurité sanitaire, a enregistré 122 déclarations d’effets indésirables chez des chats après qu’ils aient été en contact avec un traitement à base de perméthrine et 6 en sont morts.

 

Dans un quart des cas, l’intoxication résulte d’un contact prolongé avec un chien récemment traité. Si vous avez des chats et des chiens, tenez les chiens traités à l’écart des chats jusqu’à ce que le site d’application du traitement antiparasitaire sur le chien soit sec, et assurez-vous que les chats ne puissent pas lécher le chien traité.

 

Avec une odeur caractéristique d’huile de lin, cette substance chimique est également présente dans de très nombreux produits destinés à éradiquer les fourmis, moustiques, mouches, poux, puces, cafards, sous forme de spray, de fumigène ou de poudre. On l’applique directement sur les textiles, sur les plantes ou sur les parquets. Si vous devez répandre des insecticides dans votre maison, maintenez votre chat dehors toute la journée.

 

Elle provoque des convulsions, de l’hyperthermie, de l’hypersalivation et des pertes d’équilibre.

 

En cas d’exposition accidentelle, et même si des effets indésirables ne sont pas encore survenus, lavez le chat avec de l’eau tiède et du savon ou du liquide vaisselle et demandez rapidement conseil à un vétérinaire et surtout lisez bien les étiquettes pour repérer "la perméthrine" dans la composition des produits.

Chapeau

Présente dans des produits pour le jardin ou la maison ainsi que dans des antiparasitaires autorisés pour les chiens, la perméthrine peut intoxiquer vos chats.

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Vidéo ConsoMag

Oui

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Particulier

Thème

Santé/Bien-être

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Consomag

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Vidéo

Voir


...

Fracture numérique : comment réduire le fossé ? avec le réseau des CTRC

La fracture numérique décrit les inégalités d’accès aux technologies d’information et de communication, notamment Internet.

 

Elle touche :

 

  • les personnes qui habitent dans des zones où le réseau n’est pas suffisamment performant,
  • les personnes qui n’ont pas les moyens d’investir dans un téléphone, un ordinateur ou un abonnement Internet,
  • des personnes n’ayant jamais été accompagnées dans l’usage des technologies.

Pour profiter d’un meilleur accès au numérique, rendez-vous sur le site de l’Agence Nationale des Fréquences, pour savoir où sont implantées les antennes les plus proches de chez vous, selon l’opérateur. 


 

Consultez ensuite le site de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes pour connaître la qualité de service à laquelle vous pouvez prétendre selon l’opérateur. 


 

Et surtout, comparez les tarifs ! Plusieurs opérateurs de réseau proposent des abonnements "low cost". La qualité de service sera la même en termes de débit, seul le service client sera différent.

 

Choisissez surtout un forfait adapté à vos besoins :

 

  • avec ou sans engagement,
  • prépayé ou paiement mensuel,
  • avec ou sans téléphone ?

Tout est question de calculs. Globalement, il est conseillé de préférer les offres "sans engagement" qui permettent de changer plus souvent d’opérateur en cas d’insatisfaction liée à la qualité du réseau.

 

Par ailleurs, rendez-vous aux ateliers informatiques mis en place par les associations telles que Familles Rurales pour accéder à un matériel adapté et acquérir les notions de base. 


 

Pensez aussi au matériel reconditionné pour vous offrir des appareils de qualité à prix réduit. Et enfin, identifiez les maisons de services au public situées près de chez vous pour une aide à l’utilisation des services en ligne. 


 

 

En résumé :

 

  • comparez les offres des fournisseurs de réseau,
  • rendez-vous dans un atelier informatique,
  • effectuez vos démarches dans une maison des services au public.

 

Vidéo réalisée avec la participation de Familles Rurales, Fédération du Doubs du Centre Technique Régional de la Consommation Bourgogne Franche Comté.

Chapeau

Alors que de nombreuses démarches s’effectuent désormais en ligne, 25 % des Français ne maitrisent toujours pas les outils numériques. Alors, de quelle façon rester connecté ?

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Internet/multimédiaInternet

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ORGANISER DES OBSEQUES

Avec Familles rurales
> En ligne le jeudi 10 octobre

 

ANNULER SON VOYAGE EN RAISON D’UNE SITUATION EXCEPTIONNELLE

Avec la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut)
> En ligne le vendredi 11 octobre

 

 

SPECIAL CONSEILS POUR PROTEGER LA PLANETE AU QUOTIDIEN

Avec l’Institut national de la consommation (INC)

 

QUELS POISSONS CONSOMMER EN RESPECTANT LES RESSOURCES DE LA MER ?
> En ligne le mercredi 16 octobre

 

MOINS POLLUER AVEC SA CONSOMMATION NUMERIQUE
> En ligne le jeudi 17 octobre

 

LES GESTES QUOTIDIENS POUR CONSOMMER MOINS D’EAU
> En ligne le vendredi 18 octobre

 

 

 

SPECIAL CYBER SECURITE

Avec Actions contre la cyber malveillance (Acyma) et l’Institut national de la consommation (INC)

 

SECURISER SES ACHATS SUR INTERNET
> En ligne le lundi 21 octobre

 

UTILISER LES RESEAUX SOCIAUX
> En ligne le mardi 22 octobre

 

SAUVEGARDER SES DONNEES
> En ligne le mercredi 23 octobre

 

POURQUOI REALISER LES MISES A JOUR SUR LE TELEPHONE, L’ORDINATEUR OU LA TABLETTE
> En ligne le jeudi 24 octobre

 

 

VOL DE VOITURE, LES DEMARCHES A EFFECTUER

Avec l’Indecosa-CGT
> En ligne le vendredi 25 octobre

 

PROTEGER SES YEUX DE LA LUMIERE BLEUE

Avec l’Institut national de la consommation (INC)

> En ligne le lundi 28 octobre

 

ACHAT IMMOBILIER : LES FRAIS D’AGENCE

Avec l’Institut national de la consommation (INC)
> En ligne le mardi 29 octobre

 

INSTALLATION D’UNE SALLE DE BAINS POUR SENIORS

Avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et l’Institut national de la consommation (INC)
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